Publié par : marlène Belilos | avril 14, 2010

Mes notes, cours jam, du 14 avril

Avertissement au lecteur: il s’agit de notes prises au fil de la plume, sans enregistrement,pouvant comporter des erreurs et n’engageant que ma responsabilité , il ne s’agit aucun cas d’une transcription complète et prétendant à l’exhaustivité de la pensée de Jacques-Alain Miller

La semaine dernière JAM avait distingué une note de la thèse de Lacan, où celui-ci  cite Paul Valéry. Une note longue, extravagante et singulière. Il pense la lire,  cette note est importante car elle  évoque » les affinités paranoïaques de l’élite ». Lacan a reproduit le texte, il y voit un témoignage qu’il avait repéré :les affinités de sa propre position. Il  fixe ainsi une clinique de la paranoïa normale., n’a pas été submergé, il a été dans un rapport de distance critique.Lacan ne tient à aucune unité de ton. A donné toute sa place à la lecture du Freud du « Mot d’esprit… »en détaillant dans les formations de l’ICS. On n’est pas obligé de cultiver l’esprit de sérieux, une distance par rapport à cela. Il y a une histoire du sérieux lacanien, qui est le sériel.La série en tant que telle va jusqu’au bout, jusqu’aux dernières conséquences. A traité le futile avec dépréciation,  on peut paraître, mais pas tenir jusqu’au bout. Il y a une insistance du sérieux qui vaut. Le sérieux lacanien c’est la logique. Se tenir au niveau de ce qui ne cesse pas de s’écrire. Ce qui s’élucubre c’est valable sur la structure, structure et série c’est le sérieux de Lacan.A présenté une cure comme une partie d’échecs, un jeu qui se joue avec un partenaire. Le début de partie ne se fait que sous certaines formes énumérables, sous formes typiques. La conclusion c’est la pièce maîtresse qui est saisi ou réduite à ne plus pouvoir se mouvoir. Sur ce modèle que Lacan captait la fin d’une analyse. il y a un terme, contre l’infini du refoulement originaire.On en a jamais fini, moments de passe(un franchissement) dénote une pluralisation de la passe, ne concerne que le refoulement secondaire. Lacan tient compte un analyste qui demeure un analysant. Un analysant sans analyste n’est plus incarné par un analyste. A rapport avec le sujet supposé savoir en direct, il vous sert dans votre rapport à l’inconscient, de support de stimulus, de régulateur. Ics =danger comme Hôpital=silence.Dan l’ICS, de l’impossible à supporter, on suppose à partir de la passe comme telle l’impossible à supporter est franchi.L’Ics vous réserve des surprises, une boîte à malices, ça vous sera paspossible à supporter, vous ne rencontrerez plus de l’impossible à supporter. L’idéal c’est plus d’impossible à supporter. Plus de raisons de se révolter. Problématique de sérieux chez Lacan va vers le réel, une certaine patience du réel. Il y a corrélativement chez Lacan du pas sérieux. Pas ce qui s’enseigne. Se double d’une critique de la croyance, il n’y a que moi, se croire être soi-même est de l’ordre du délire paranoïaque. C’est ça le tout premier enseignement de Lacan. »Nos antécédents »porte sur l’impasse paranoïaque.Je l’ai mis en évidence a un rapport intime mais n’y est nullement immergé. Rapport intrinsèque à la fonction du moi lui-même, ouvre à une critique du moi,le tout  premier enseignement. Phrase dans « Propos sur la causalité psychique » page 171, des Ecrits. Le sujet se croit ce qu’il est, pas tant qu’il s’y croit. On croit être ce qu’on est jusqu’à survienne l’accroc, le trébuchement, cet anicroche qui fait déchoir le moi de sa croyance. L’expérience de la vie de Lacan. La sympathique figure du godelureau né dans l’aisance, ne se doute de rien, de ce qu’il doit à cette heureuse naissance. « Se croit  » lui-même, mode réflexif sans attribut., il ne croit devoir qu’à lui-même, dans cette zone appauvrie de la Bretagne , Petit Jean et la boîte de sardines, « elle ne te voit pas ». Fait chuter là, le il se croit, l’infatuation. la suppression de l’identité, du « je suis moi » tient à bien d’autres choses. Il est un privilège du discours de l’Autre, repose sur l’oubli des moyens.Napoléon savait qu’il n’était pas Napoléon et que Bonaparte l’avait produit.Napoléon s’y est cru une fois, il est devenu fou, a cru que rien ne lui résistait, a confié à Las Cases (voir Julien Sorel le Mémorial dans le Rouge et le Noir). Il suffit de le lire pour se persuader que Lacan ne s’est pas pris pour Lacan. Lacan à un moment donné après les Ecrits, en 1966, a parlé de lui à la 3 personne. Il dit Lacan et Freud il ne se croit pas Lacan, il dit Lacan et Freud, il sait d’où il vient. Tout ce qui est affirmation de soi, discours en 3ème personne, stigmatisation des adversaires, reproches fait à son public d’être inexistant dans le champ qu’il occupe, ce qui peut paraître suffisant, demeure un modèle- à mon avis- de santé mentale, distance gardée à l’identification à soi-même, moi n’est pas une donnée immédiate sauf dans la paranoïa. C’est là une thèse constante. le sujet c’est l’index de la distance avec le moi;Sujet barré est un concept contre la paranoïa, le sujet comme tel n’est rien ne devient qu’à être captivé par des signifiants-maîtres. Identification, se faire semblable à , on peut toujours dire à l’infatué, tu joues un rôle; c’est une comédie humaine, stigmatise ceux qui jouent un rôle. Fait une satyre de l’institution « La situation de la psychanalyse en 1956 » dans les Ecrits. il isole l’infatuation a pensé son école, son agalma la passe, remède à l’infatuation. la couche la plus profonde de l’enseignement de Lacan.Cette critique du moi de l’Egopsychology, de la lecture de Freud, après la 2ème guerre mondiale. Une rencontre: la psychologie du moi, elle prend le moi comme un terme primaire. le moi est inséré dans un rapport paranoïaque. Le moi=une instance qui permettrait de faire une jonction de l’^me et de l’esprit. A partir de la critique de la paranoïa. Le moi est un bric-à-brac d’identifications. S’il peut se croire un moi, identification spéculaire, celle du stade du miroir, le sujet s’identifie à soi dans l’image de l’Autre.

Comment sortir de la paranoïa ? Le terme qu’il emprunte à Hegel, dans le commentaire de Kojève, c’est la reconnaissance, comme antidote à la paranoïa du moi. Implique une transformation de L’autre semblable, l’Autre semblable, hostile, se transforme en l’Autre de la médiation. L’analyse, lui donne accès à une médiation, doit être acceptée au départ de l’analyse, on s’en remet à un autre pour ouvrir sa voie propre. L’orgueil peut faire obstacle à entrer dans l’analyse. C’est dans l’analyse que s’accomplit l’Autre hostile en Autre médiateur. Ce n’est pas une concession l’intersubjectivité,  les impasses du stade du miroir dans la parole., où il résout la paranoïa par la parole ,que commence son enseignement dit , Rapport de Rome, cesse les antécédents, la parole sa forme essentielle, c’est le dit qui investit le destinataire d’une qualité nouvelle. Un dit qui s’adresse à l’autre pour se lier « Tu es ma femme ». Un sujet scelle d’être l’homme du conjungo. Lacan fait le paradigme de la reconnaissance, n’est pas seulement un rapport intersubjectif, on sort du rapport au même et au semblable; au dissemblable. C’est dans la problématique de la reconnaissance que s’insère la problématique de la position féminine. La reconnaissance dans la parole surclasse la rivalité paranoïaque, un oui, mais il y a un tel, une telle, telle. En face de la reconnaissance (p298) le refus paranoiaque de la reconnaissance. Opposition binaire entre paranoïa et reconnaissance, ce qu’il isole comme la reconnaissance, son refus sous la forme négative, confessant un inavouable . Son premier enseignement structuraliste.A la base de tous ses schémas:stade du miroir, narcissisme de Freud rend raison de la structure du moi. Le structuralisme dédouble la fonction du miroir a-a’ par la relation S-A. Le grand Autre condense la sortie de la paranoia lacanienne, le langage est soustrait à l’agression . Précise qu’il n’y a pas d’Autre de l’Autre, le grand Autre est sans rival, développement de ce grand Autre sans pareil. Une autorité  définitive, cet Autre n’existe pas n’est que fiction. Sujet n’est pas un moi, mais ce à partir de quoi il peut y avoir un moi. Rapport de Rome marque le début de son enseignement, la sortie de la paranoïa par la parole, sa vie se confond avec son enseignement, ne veut pas dire qu’elle s’y réduit avait quelques relais de ses jouissances, même les traces  d’une jubilation d’avoir surmonté la paranoïa qui encombrait sa construction. L’Ethique de la psychanalyse, l’Ethique de la vie de Lacan débat avec la paranoia devant l’amour du prochain c’est ce qu’il professe: le sujet veut le mal du prochain. Le thème de la barrière, lecture paranoiaque de la pulsion de mort.. Freud s’est arrêté à vouloir le bien de l’autre, à l’image du bien négation de son absolue altérité. ironie sur toute recherche du bien, tenir à distance la jouissance, suspicion à l’endroit des idéologues de la libération du désir. La révélation de la passe conditionné par son tout dernier enseignement. Prochaine séance le 12 mai

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