Publié par : marlène Belilos | juin 2, 2010

Mes notes cours JAM, 2 juin(incomplet)

Avertissement au lecteur: il s’agit de notes prises au fil de la plume, sans enregistrement,pouvant comporter des erreurs et n’engageant que ma responsabilité , il ne s’agit aucun cas d’une transcription complète et prétendant à l’exhaustivité de la pensée de Jacques-Alain Miller

Les trois écrits italiens dont je parlerai aujourd’hui furent rédigés à la suite pour 3 conférences :Naples-Rome et Milan. Si on veut les situer dans leur contexte, elles sont contemporaines du séminaire sur l’Acte psychanalytique, lequel fait couple avec le séminaire sur La logique du fantasme 66-67. Je me suis attardé sur ces trois écrits,à leur relecture,  je ne les avais pas commentés avec le soin qu’ils méritent. Ils s’inscrivent dans la suite de la proposition du 9 octobre 1960 sur le psychanalyste de l’Ecole où il introduisait la notion de la passe comme moment conclusif d’une analyse et destiné à l’authenticité de ce moment. Ce qu’il avait produit à la rentrée 1967 avec le séminaire sur l’Acte psychanalytique, fait pour satisfaire une promesse énoncée celle de clarifier la fin de l’analyse, sa terminaison et sa finalité essentielle, c’était attendu de lui depuis des années. Il s’était engagé à donner à ce que Freud avait pu donner sur la fin de l’analyse, un complément , voire une rectification. Dans la vie de Lacan cette réponse a été donnée où il se retrouvait dans la posture inédite de chef d’école, grand moment réservé à quelques-uns.Cette théorie il l’a apportée non au séminaire à l’audience composite, mais à l’audience limitée des membres de son école. Dans la vie de Lacan , dans la suite de son enseignement moment privilégié , il abat son jeu. Fin de l’année 1967a toute raison de retenir l’attention. A la suite de cette proposition et des résistances qu’elle suscite.Il tient devant l’EFP ne dépassant pas 200 personnes, un discours le 6 déembre-figure dans les Autres Ecrits, discours ad homines. Il y discute les objections faites à sa proposition et de ce qu’elle          de l’organisation du groupe. Les 3 écrits italiens se tiennent à l’écart de cette polémique qui marque un certain recul par rapport à l’actualité politique du groupe connoté du pronostic d’échec.
1)      2° Discours à l’EFP, 3) Ecrits italiens, redéfinition des fondements, est apparue comme une rprise et une inflexion, 4 concepts fondamentaux, entame une entrprise de repenser les fondements de la psychanalyse à partir de la passe, ensemble une seule coulée, 3 chapitres, 3 parties d’un même texte: 1) Méprise du sujet supposé savoir, 2)La psychanalyse , raison d’un échec, 3) De la psychanalyse dans ses rapports avec la réalité. Dans ma relecture, je me suis dit que c’était la même réflexion, on gagnerait à considérer d’un seul tenant. Le 2) était prévu pour être dit à Rome. dans aucune ville il n’a lu le texte qu’il avait écrit. Nous avons des Ecrits à Paris et destinés à un public inconnu. Pas à son séminaire, ni aux membres de son école, son texte fondamental appelé Discours de Rome de 1959 (Fonction et champ de la parole et du langage) base de son enseignement psychanalytique.S’ajoutant à la proposition de la passe, reprise des fondements toujours dans le champ du langage pour ménager une nouvelle fonction que celle de la parole, celle de la jouissance. Nous avons ici comme une chape, que son analyse de la pulsion dans le séminaire XI. Le premier texte, méprise, affiche d’emblée son caractère d’analyse des fondements,première phase « qu’est-ce que l’inconscient », 3ème texte est un « qu’est ce que la psychanalyse? ». le point où il est arrivé avec la proposition de la passe, demande de repenser, ce qui en est de l’Inconscient, comme ce qu’il en est de la psychanalyse. Qu’et-ce que l’inconscient n’a pas été comprise.. Ce mot de c »comprendre » méfiance à l’endroit de la compréhension. Pas chercher à comprendre, pour déduire, construire, articuler, calculer. La chose dont il s’agit dans l’être de l’inconscient n’a pas été comprise. Pourquoi dit-il cela? Aller au-delà du concept freudien de l’inconscient, ce qui ne te laisse pas prendre(?) Le sujet supposé savoir apparaît dans sa nouvelle valeur.La définition de l’Inconscient comme sujet supposé savoir est datable de ce texte. Il y restera fidèle jusqu’à la fin de son enseignement prend une voie qu’il ne quittera plus concernant l’inconscient. Dans son rapport de Rome, fugitivement dans son séminaire et recours dans la proposition de la passe., ne faisait pas valoir sa dynamique et sa nature profonde. Introduit le sujet supposé savoir à partir du transfert.Construit le mathème de l’entrée en analyse afin de fixer les termes dans lesquels il énonce la fin de l’analyse, comme la passe.
Page 248 des Autres Ecrits, le Sujet supposé savoir pivot d’où le transfert s’articule. Introduit ce sujet nouveau comme signifié analysant pour signifiant analyste. S1 sur S2, sujet analysant pour sujet analyste suppose une signification de savoir, petit s où se trouve ensemble des signifiants de l’Inconscient, savoir supposé présent dans l’ensemble des signifiants. Ce terme tiers destiné à apparaître comme terme caché à la fin de l’analyse a objet supposé savoir, effet de signification sous lequel le sujet vient se représenter chez l’analyste(signifiant second). Le sujet analysant comme sujet donné d’un Inconscient, comme l’interprétation de l’analyste, pour que son dessous soit interprète se demande sujet supposé savoir du côté de l’analyste dans sa relation directe. Que peut savoir l’analyste de sujets présents dans l’Inconscient ne sert à rien de ce qui se dit. C’est à partir de l’articulation dans repérage des signifiants et …qu’il peut recomposer le non su, on a l’écho de ce qu’il développe dans le séminaire XI. Ce que Freud a eu comme intuition tient à ce repérage et à cette articulation c’est ici que Lacan tente d’aller plus loin avec sujet supposé savoir, est gros d’une dynamique oblige à repenser, objet restreint..l’a introduit à parler du transfert. Dans la méprise le tente pour lui-même comme dénotant de l’Inconscient lui-même. ce qui court l’inconscient c’est ça, sans qu’on puisse dire l’inconscient c’est ça. Pour qu’on saisisse ce qu’il en est de l’inconscient même s’il enrichira sa conception italienne, il me semble qu’il ne met plus en cause ce résultat dans son écrit italien. Dans le Rapport de Rome l’inconscient c’est le discours de l’Autre, dans sa dénotation historique, par une articulation signifiante trouée par le refoulement par l’analyse de rétablir la continuité. C’est à cette date qu’il reperait de donner dans l’inconscient une       dans la Lettre volée. Ce qu’il en est du refoulement freudien nous avons le témoignage dans les 4 concepts. Ma surprise en 1964 donnez de l’inconscient un exposé sensiblement différent de ce que j’avais compris. Dans le séminaire XI, Inconscient pas à parler de l’articulation, pas idée d’ordre mais de ce qui perturbe l’orde. Fait du phénomène essentiel de l’Inconscient, achoppement pas tant refoulement que retour du refoulé. Déplacement, moment italien de 1967, vient une 3ème guise de l’inconscient défini par le sujet supposé savoir. C’est au moment italien qu’il nous donne du psychanalyste dans son rapport avec le savoir, de la psychanalyse dans ses rapports avec la réalité. Qu’est ce qui fait qu’une psychanalyse est freudienne, prend ses distances avec une psychanalyse non freudienne:pratique de la conversation. Il n’en manque pas aujourd’hui des variantes de cure non freudiennes comme l’ego psychology. Quelle réponse ? Finalement pratique freudienne dépend de la position de l’Autre.Ecrit italien complique formation de l’analyste. Il prendra ses distances met l’analyste et son devenir sous la férule d’un savoir qui se transmet. Position au savoir y faire. Lacan renonce à beaucoup de ce qui apparaît comme des illusions pas conforme au radicalisme de l’expérience, c’est cette différence comme un sujet supposé savoir le fil qui relie ces trois Ecris italiens. La conclusion de cet ensemble impasse du psychanalyste avec le savoir, l’idée de formation, de recherche. Avec cette impasse essaiera de faire , idée d’un certain malheur des psychanalystes :savants d’un savoir dont ils ne peuvent s’entretenir, renvoie au titre « méprise du sujet supposé savoir ». Le savoir supposé on ne peut plus, méprise on se trompe. L’inconscient échappe à la prise, à cette catalepse, ce sur quoi on met la main, ce dont on se sert, l’inconscient on ne peut pas s’en servir, l’attraper, le représenter. La psychanalyse, c’est savoir faire avec, de par sa constitution même échappe à la prise. Si on la comprend, n’est pas de l’ordre de ce qui se comprend, l’inconscient ne se laisse pas représenter, se refuse à l’imaginaire, représenter l’imaginaire c’est masquer l’inconscient, ce qui conduit Lacan à représenter l’inconscient tel que Freud l’avait essayé, le remplacer par un mathème qui voudrait échapper à la captation imaginaire. Discours du maître, structure de l’inconscient à distance de l’imaginaire.Ce mathème ne rend pas compte du suejt supposé savoir. Thèse dans les Ecrits italiens dont il ne cessera pas, les psychanalystes contre l’inconscient, va jusqu’à l’antinomie, l’inconscient tel qu’il est approché dès le début révolution, c’est la nouveauté freudienne, l’inconscient n’est pas la sexualité, tout change, le cogito, l’identité, ce qui est de la pensée, l’amour, la sexualité a changé, n’est pas un pansexualisme, mais absence de rapport sexuel.Ce qui oblige à cette refonte majeure, c’est l’inconscient, c’est avec la définition comme sujet supposé savoir   à une modalité d’être  jamais conçue auparavant, en retard sur l’inconscient que Freud lui-même a indiqué. L’inconscient est inquiétant révolutionnaire, le psychanalyste est conservateur veut se rassurer. SAMCDA association contre le discours analytique, est une menace, veulent l’apprivoiser et le repenser à partir de représentations imaginaires: comportementalisme-instinct-développement, en faire une  représentation univoque.L’accent que met Lacan à l’occasion Freud, dans le rêve de la jeune homosexuelle, en fait un trait essentiel. Evoque la tromperie qui vous met sur le chemin de la méprise. dans l’inconscient vous avez affaire à un sujet qui laisse une fausse trace, fausse trace de l’animal-mimétisme. Pour ce sujet il y a un plus, il est le seul qui peut tromper en disant la vérité. Avec le vrai faire entendre le faux, depuis le début Lacan a traité de la tromperie, comme un trait constitutif à la vérité, trait constitutif de l’inconscient=la tromperie.Il induit votre mépris, comme le chaudron percé de Freud, exhibe la tromperie de l’inconscient, au niveau de la représentation, l’inconscient comme tel est irreprésentable. On doit même exclure qu’on doit parler sur l’inconscient, on doit en parler en lui échappant. Sa réflexion dans les Ecrits italiens: discours sur l’inconscient est impossible, est condamné à déboucher sur une impasse. Faire un objet serait un métalangage l’Inconscient est un discours sujet. Discours sujet qui ne peut avoir un métalangage.Mathème du discours de l’inconscient est un rêve de Lacan, a cherché une issue du côté des mathématiques. Si on s’en remet aux petites lettres qui n’ont pas de signification, c’est de l’ordre du mathème de l’Inconscient.Aussi bien une illusion(désolée pas encore terminé ce week-end)
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Responses

  1. merci pour la retranscription des cours de Jacques-Alain Miller mais c’est incomplet. A quand la suite de vos écrits ?

    • j’ai bien peur que cela s’arrête là. En revanche je reprendrai à la rentrée. Amicalement


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