Publié par : marlène Belilos | octobre 20, 2010

La grâce d’Higelin

La grâce d’Higelin

Plus de 6000 personnes pour ses 70 ans

Le Zenith était plein, l’atmosphère surchauffée.  La voix un peu cassée, Higelin arrive en troubadour, long manteau de velours gris, guitare en bandoulière : « T’inquiète, lance-t-il », à son public qui enchaîne des « joyeux anniversaires ».  Il n’y avait qu’à attendre pour assister à la magie d’un concert avec tout ce rituel qui précède et suit

Les rappels comme concert en soi

Pour ceux qui n’ont jamais assisté à un concert de Jacques Higelin, il faut savoir que la partie magique c’est la dernière. Celle où, comme me le disait un ami journaliste qui prenait les photos,Patrick Simonin- il est le seul chanteur à se permettre de quitter la scène, aller prendre une douche se changer, et laisser son public dans la salle pendant un quart d’heure, un public assuré de son retour.

Et cela ne manque jamais les rappels sont une vraie tradition.

Ce soir, jour de ses 70 ans, le directeur du Zenith, un vieil ami, ex-directeur du Printemps de Bourges lui avait réservé la salle, et il est revenu et revenu encore, entonnant ses plus chansons dont certaines que l’on avait pas entendues depuis longtemps, dont L..comme la beauté, certaines du disque « Irradié » ou encore de « No man’s land », avec un ensemble musical de grande qualité . Il est revenu aussi avec ses enfants. Izia et Arthur H, qui l’ont chacun accompagné pour une chanson.

Il faut dire qu’à la sortie on pouvait acheter les 3 cd enregistrés à la soirée

Gageons que la prochaine salle ne sera pas assez grande, chacun des enfants ayant déjà son public à ajouter à celui du père.

La magie rock

Ce qui opère ce sont ces rythmes rock -tout droit sortis d’un concert de Tom Waits -dont on ne se lasse pas, cette gestuelle particulière qui permet à toute la salle de danser et d’entonner les refrains connus, et surtout cette manière de dire, de détacher , d’accentuer les syllabes pour faire ressortir la force poétique des mots, de leur rythme, de leur musicalité. De 21 heures jusqu’à une heure du matin, celui auquel son fils Arthur a souhaité une retraite à 100 ans, n’a pas arrêté de vivre cette histoire d’amour qu’il mène avec son public, dans des déclarations enflammées qui prononcées par tout autre que lui paraîtraient ridicules et démagogiques : « J’ai pleuré toute la journée en pensant à vous, car je savais que ce serait difficile mais que vous seriez là » . Etaient là, ses amis de toujours Maurice Alezra, le compagnon des débuts à la Vieille Grille, Romain Goupil, sans flon flon,  de la poésie avant toute chose.

Vous aurez compris qu’il faut vous précipiter sur ce CD collector  du 18.10.2010, date des 70 ans d’un prince de la chanson française.

Marlène Belilos

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