Publié par : marlène Belilos | janvier 26, 2011

JACQUES ALAIN-MILLER, mes notes de cours,26 janvier

Avertissement au lecteur: il s’agit de notes prises au fil de la plume, sans enregistrement,pouvant comporter des erreurs et n’engageant que ma responsabilité , il ne s’agit aucun cas d’une transcription complète et prétendant à l’exhaustivité de la pensée de Jacques-Alain Miller


Je me suis servi de mes mains, la dernière fois,  pour dessiner les deux cercles du rapport de cet objet

topologique, le torre, un nouvel imaginaire, inventé par Lacan dans la mesure où il a

pêché dans les mathématiques pour nous exercer à de nouvelles formes. Lacan

semble-t-il y a été conduit par un ouvrage de David Gilbert co-auteur bien connu,

mathématicien central fin du XIX siècle

La géométrie et l’imagination il a fourni les psychanalystes, de nouvelles ressources, de

nouvelles relations, nouveaux rapports.Une vertu que j’admire, à les dessiner, à noter

qu’on ne les trouve représentés dans aucun écrit, elles sont là, à titre de support constant

Il a extrait de cette topologie dans l’Etourdit, titre de Molière, modifie par un t final. Qui

fait appel aux tours , ceux que je plaçais sur le cercle cylindrique du tore,

Seul témoin, mon témoignage n’est pas sujet à caution, je témoigne, Lacan  pour contribuer à un recueil présentation de sainte Anne,  « ce qui reste oublié derrière ce qui s’entend, »une fois rédigées les premières pages , s’est trouvé en carafe, me demande « par quoi vais-je continuer? »

« Au fond vous n’avez jamais rien écrit sur la topologie », bonne idée dit Lacan, a été une suggestion de ma part.

La spirale des tours enchainés dessinent le cercle central du torre, communique avec

Comme un ballon, un trou au milieu, il s’en sert pour représenter les tours de la

demande, finissent par se rejoindre, et enserrent le trou central pour le trou du désir

Annnée après année, jusqu’à la mort pour Lacan, je m’en sers pour dire le réel.

Je mets à la place de son objet ce dont il s’agit pour lui, objet ne convient pas de façon

simple, » ob « qu’on a du mal à gober, en latin » en face de »

Obstacle, objection, vous butez quand vous avancez, obligation, oblation, obscénité , « à

l’encontre de »

Ca fait difficulté avec le mot objet, ne s’agit pas  rien qui soit en face qu’objet,

quelque chose de l’ordre de la substance, sous les manifestations, sous ce qu’on en

perçoit, sous les phénomènes

Il a conservé objet, « objet a « . N’est pas l’objet au sens de ce qui est en face.

Il a maintenu pour petit a objet, il a exploité , autre valeur du ob latin, à cause de Ciceron.

Lacan a pu placer son objet a , dans ses schémas, en arrière du sujet du désir et non

pas en avant, pas comme l’objet fait pour vous attirer, objet ,votre désir, pas par hasard notion de cause en parlant du réel, il y a une appartenance entre le réel et la cause.on pourrait en faire le trait distinctif de l’adéquation du mot, le réel est cause, ce à quoi on attribue la qualité d’être réel a des causes

Réel pour toute action thérapeutique , de l’ordre de la cause, de l’ordre des

transformations, intervenir là ou ça se joue, où ça se décide

Pour toutes les thérapies de la parole, la question du réel ait un sens pour les

« parlothérapies. »

En quoi la parlotte a des effets, l’axiome qui veut homogénéité cause et effet.

Si nous nous rangions dans cet axiome , le réel du même ordre que ce qui a des effets

sur lui, il faut que le réel subsiste de parole

J’ai introduit ça par le jeune Schelling, Hegel fit son éducation devant le public, qui a

fait résonné cette question, alors propagandiste de Fichte, « Critique de la raison pratique »

Qu’est ce qu’il y a la fin de réel dans nos représentations « das real », j’ai été un ancien

idéaliste passionné. La question posée dans le cadre de l’idéalisme transcendantal

Fichte- Schelling .Qu’est ce qui est le réel ?

Qu’est ce qui est instance à partir de Descartes -marqué par insistance,

Le plus net Heidegger , l’époque de complexion du monde

A partir de Descartes. Le monde image conçue par le sujet, mot allemand de « bild »

Image originaire ou « urbild », tout ce qui est.

Étant à partir de Descartes , solidaire d’un ensemble, devient par la représentation

L’idée de se représenter, absente de la philosophie scolastique et médiévale , si le

monde se soutenait c’était par le créateur, pas pour et par le sujet, sous le signifiant Dieu

la cause suprême

Sans doute la description plutôt que la causalité, pour Platon, modèle optique,

le réel c’est l’Un, l’idée du bien, apparences, les ombres portées.

Vorstellung, représentation inconsciente chez Freud, inconscient

tisse de représentation inconscientes

Le monde devient ce qui est par le cogito, se présenter devant lui, selon son degré de

réalité , pour que le cogito émerge, il faut d’abord avoir révoque , suspendu, ce qui est

représentation, point de réel.

C’est la terreur , le sujet qui émerge, homme seule instance qui subsiste a cette

représentation de réel

Le sujet devient centre de référence de l’étant en tant que tel, Heidegger, société,

histoire. Est ce que tout cela n’est que rêve ou cauchemar?

Le monde est récusé comme représentation, il ne reste que le cogito., on obtient une

certitude, pas représentable, pas assuré de sa permanence, combien de temps, on ne

peut pas lui reconnaitre la qualité d’une substance, Lacan a tenté de rapprocher de

l’inconscient

N’assure pas qu’on puisse passer du cogito au réel’

Il faut aller chercher Dieu avec la propriété exceptionnelle d’opérer la jonction ,

Descartes expose dans la 3ème méditation, statut singulier de l’idée de Dieu, avec un

corrélât dans le réel.

Dieu remet l’argument de saint Anselme, il n’y a pas de corrélât réel, il ne peut pas être

trompeur, de bonne foi, mieux que réel, on voit revenir par le canal d’un grand Autre qui

se pose la comme le passeur de la représentation au reel, il est supposé dire la vérité, il

est la vérité, dit ce qui est vrai et faux, il la produit .

Avec Descartes conversion du monde en représentation, tout rentre dans l’ordre, dans

la preuve de l’existence de dieu.

L’énonciation au lieu de l’autre., le sujet tout seul qui essaie de cheminer, l’ensemble de

l’étant, réduit a une pointe apres tout se recompose. Ça donne chez Malebranche la

vision de Dieu, chez Spinoza, » deus natural », lieu de l’autre à l’ensemble de l’étant.

Entre dieu et réel, rompu à partir de Kant, on sort du moyen âge,( en est-on sorti? ,) la manière de maintenir, cette limite que Kant a pense la chose en soi, pas pour le sujet, comme tel inconnaissable.

Il mobilise les ressources de la logique, Descartes paralogisme.

Là devient instante la phrase de Schelling, qu’est qui est réel si Dieu n’est plus là pour

assurer la représentation.

Au fond pour nous il y a deux voies Hegel ou Schopenhauer. Hegel vouait à

Schopenhauer une détestation

Avec la dialectique de Hegel ,  Lacan a assis la psychanalyse.

Le monde comme volonté et représentation , il fait la scission pour que ça tienne, le

sujet c’est autre chose, le sujet c’est la volonté, héritier de critique de la raison pratique,

« Le monde et la représentation » , Heidegger, le monde qui a commencé avec

Descartes, toute expérience possible et imaginable, tout ce qui existe , existe pour le

sujet.

Chez Schopenhauer, admirable rhéteur, l’armature a la simplicité que j’ai dit’

« Le monde comme volonté « , exaltation du sujet, la volonté du sujet qui n’est pas

représentable, s’exprime spécialement dans la vie, ce que la volonté veut c’est la vie.

Le vouloir vivre , comme volonté du sujet, conduit à faire une place spéciale à la

procréation, la jouissance charnelle, dépasse la vie de l’individu.

Lacan a été du côté ou équation entre rationnel et réel .

Hegel tout ce qui est réel et rationnel , et tout ce qui est rationnel est réel. C’est arme de

ça qu’il est rentré dans la psychanalyse . Entendons nous sur ce réel, « wirklich », et non

« real » , ce qui est effectif ou actuel., sur ce qui est actif , wirkung, réel en tant que ce qui

est cause qui a des effets. Pas « chose en soi » kantienne, constitution des catégories

chez. Kant, la chose en soi fait dodo, ici le réel dont il s’agit c’est un réel qui a des

effets. Rationnel de bout en bout , si je voulais simplifier , Schopenhauer et Hegel , l’un rit et l’autre pleure. Anti Hegel, seront Blanchot, Deleuze,Bataille

Réel comme wirklich, dans le texte de Freud.

On détermine une ontologie basse, transitoire,

Ce qui est au sens fort, comme nécessaire, jusqu’à une forme supérieure d’être , Hegel

différence entre ce qui est apparent et les formes pleines de l’être.

Je dis tout ca pour en venir à souligner au contraire de ce qu’on rabat de façon

approximative sur le structuralisme, ce qui est en jeu, dans celui de Lacan, qui se

déprend de Jakobson et de Levy-Strauss , ce que Lacan a trouvé dans la structure qui

lui a paru opératoire dans la psychanalyse, ce qui est réel et ce qui est cause dans le

champ freudien, c’est la structure du langage.

Action de la structure, Jam, « la structure c’est le réel chez Lacan ».

Imaginaire, symbolique, réel, Lacan a trouve ça chez Levy -Strauss, il en a fait la scission

de 1953 on trouve ça dans Les noms du père,

Quoique Lacan se soit appliqué à les mettre sur le même plan comme des ronds de ficelle,

au départ il n’en est rien, tripartition, lui permet d’exclure le réel au sens de »real », ce

qui est naturel. Ça exclut ce qui est de substantiel dans le corps, n’apparaît que les

tours du dit, l’Etourdît il sait de se mettre d’accord sur ce qui s’est passé.

L’exclusion du réel , on se fie à ce que vous dites…on n’interroge pas votre mère pour vous mettre d’accord, traduit quelque chose de concret

Le symbolique est un des noms du réel, comme wirklich, tout ce qui reste comme celui

qui a montre ce qu’il y a de plus réel.

Quant a l’imaginaire, symbolique, c’est un moins être , est de l’ordre de la

représentation , de la « bild »

Quand les images paraissent gouverner elles ne tiennent leur puissance que de leur

force symbolique.,

L’orientation hégélienne de lacan, lui permet d’inscrire la psychanalyse dans la

structure, le dit l’inconscient est structure comme un langage , n’a de sens Que de dire

l’inconscient est réel.

Préface a l’édition anglaise, que j’ai longuement commenté, l’inconscient …réel

Antidialecticien, le structuralisme, Levy -Strauss , pour Lacan , Hegel se traduit il y a du

savoir dans le réel, postulat scientifique.

Inconscient savoir dans le réel, la psychanalyse rejoignait la structure, la topologie pour

exhiber le réel de la structure, j’ai pêché ça dans le séminaire des » Problèmes cruciaux »,

la topologie est le réel. La topologie n’est pas représentation, des relations

mathématiques, ce savoir la correspond à ce qu’exige la structure du langage

Bien naturel pour le praticien, surplomb arrive comme une surprise , tout acabit

commence par l’exclusion du réel. Ils n’avaient pas saisi que pour Lacan c’était un nom

du réel, puissance combinatoire, sa version du rationnel hégelien. Le support de la

causalité même dont il s’agit dans l’inconscient, essentiel de lier structure et

combinatoire, les combinaisons, les permutations frustration ,

Les 4 discours , permuter les places, combinatoire de la structure, potentialité des

déplacement, joint entre structure et dialectique

Les structuralistes étaient antidialecticiens…

L’histoire comme le déploiement d’une combinatoire..

Triomphalisme optimiste de Lacan, une inversion complète acec la fin…de son

enseignement. Il. Lassait la jouissance du cote de l’imaginaire, un effet imaginaire, il ne

retenait du corps que sa forme…imaginaire du corps, la jouissance est supposée qu’elle

est destine a obéir au doigt et a l’oeil au. Déplacement du symbolique

Une domination de la cérite sur le réel, l’idée dans la psychanalyse le vrai c’est le réel

Le drame de l’enseignement de Lacan , dans le décrochage du vrai et du du réel, dans ce

qui s’isole du réal, a la puissance du wirklich..

Le corps a un statut que n’épuise pas la forme, la vision du corps, et le lieu ou ça se

joue, qu’est ce qui a la fin est le réel est le fantasme, traversée du fantasme, pour aboutir et

démentir cette conclusion, la passe est un moment de conclure..dans son élaboration il

s’est trouve contraient d’aller au-delà du fantasme, il débouche sur le clivage de la vérité du réel,

symétrique inverse de son départ optimiste

Hegel qui rit et Schopenhauer qui pleure

Lacan assure a lui tout seul tous les personnages du répertoire.

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